Archive pour la catégorie ‘Information Technologies’
La nouvelle de la semaine est l’annonce du développement de Chrome OS, un système d’exploitation produit par Google a direction des netbooks – notebooks. Beaucoup de blogs ont parlé de la nouvelle, chacun donnant des points de vue complémentaires et interressants :
Fred Cavazza par deux fois, une fois pour présenter le système, la suivante présentant l’intérêt de cette brique dans la stratégie de Google :
- Ce n’est pas un système d’exploitation mais une surcouche d’un système d’exploitation (Linux)
- Gratuit
- Il pourra tourner sur un netbook
- Il reposera essentiellement sur le navigateur Chrome qui servira d’environnement d’exécution pour des applications en ligne “standards” ou spécifiquement conçues pour Chrome
- Il devrait sortir pour mi-2010
Google se positionne sur une niche où il peut facilement détroner Microsoft, mais pas déstabiliser Windows car Chrome n’est qu’un Web-browser amélioré (et Microsoft a son début de réponse : Gazelle). Apple est tranquille car Google est incapable de réaliser en terme d’interface et de qualité de produits. La vision derrière ce système d’exploitation est de pénétrer un nouveau marché et de mettre en place une stratégie multi-plateforme (ordinateurs, internet, mobile) mais fondée sur des applications en ligne.
Benoit Descary qui souligne l’effort d’unification des supports d’applications en ligne de Google (Androïd, Chrome, Chrome OS, Wave) et l’impact sur les étudiants (la prochaine génération de travailleurs) à travers la mise à disposition de Chrome OS sur des ordinateurs à bas prix.
TechCrunch qui souligne la présence de JoliCloud sur ce type d’interface mais aussi l’énorme impact de la nouvelle (too much peut-être).
Et puis il y a tous les autre, que je n’ai pas lu !
Ce préhambule avait pour objectif de rappeller à tous l’importance à présent des web-browsers (Internet Explorer, Firefox, Google Chrome, Opéra … puisque beaucoup ne savent pas) car, en plus de nous permettre d’accéder aux sites webs, ils permettent l’accès à des applications (Gmail, Google Docs, Zoho, Duddle, etc…) et serviront de support au nouvel système d’exploitation de Google.
Ce qui est intérressant, c’est que Google a lancé un site recensant les utilisations les plus audacieuses des technologies qui seront probablement utilisées dans Chrome OS : HTML 5, JavaScript, SVG pour les graphiques vectoriels, Canvas qui permet la construction de dashboards et de widgets, etc … Le projet est présenté dans la page About comme suit :
We think JavaScript is awesome. We also think browsers are awesome [...] using the latest open standards [...] making the web faster, more fun, and more open – the same spirit in which we built Google Chrome.
L’objectif pour Google est de permettre à n’importe quel développeur, après validation, d’avoir son travail exposé sur la plateforme, se construisant donc une belle source d’innovation. Mais les projets proposés sont de qualité, comme Bomomo qui permet de jouer et dessiner dans son navigateur internet.
Tout ça pour montrer que comme toujours Google mobilise la communauté de développeurs autour de ses projets, profitant de leurs compétences et leur passion afin de construire ses produits.
Récemment, on m’a beaucoup demandé ce qu’était Twitter, à quoi ça servait et pourquoi et comment et …
- « @ nom » permet d’envoyer un message à tout son réseau mais la personne dont le nom suit l’arobase aura un indicateur lui précisant qu’il en est le destinataire principal.
- « d nom » envoie un message uniquement au destinataire (dans une boite de réception à accès privé).
- » » diffuse le message à tout son réseau.
- Dans une optique de veille, il permet d’avoir accès aux actualités, nouvelles en continu.
- Dans une optique de gestion de communauté, il permet de créer, renforcer et construire des liens avec des individus, permettant à terme un engagement plus fort de la communauté.
- Dans une optique de plaisir, il permet d’échanger des messages avec ses amis tout en choisissant ou non de garder une trace publique de ceux-ci.
Enfin, c’est une énorme base de données qualitatives pour les entreprises à travers les avis des individus. Par exemple, en tapant Heroes (une série télévisée) dans un moteur de recherche dédiée à Twitter (comme Twist), il est possible d’extraire ces messages et de suivre la tendance.

La régularité d’utilisation du terme est liée à sa date de diffusion. Et les quelques messages ci-dessous sont des données utiles pour les créateurs :
Finalement, ce qui est à mon sens le plus impressionnant concernant Twitter, c’est l’énorme écosystème d’application qui s’est créé : les sites de raccourcis d’url (cf. article comparatif de l’offre, sur Gaitme.fr) les sites de recherche, d’analyse des données, les applications permettant d’utiliser Twitter sur son portable ou sur son ordinateur sans passer par le site web, des solutions de géolocalisation, des connexions avec d’autres sites, etc… Il existe même des sites regroupant tous ces services comme Twtbase ou TwitDom. Et aussi, le Wiki de Twitter qui contient une bonne liste d’application.
Il est évident que ce service va évoluer dans les années à venir, mes attentes sont déjà rédigées, mais, appartenant au public, l’évolution est assez peu prévisible. Il parait même que Twitter est déjà dépassé à cause du concours du plus grand nombre de followers perdant sa proposition de valeur (cf. article de Pierre-Olivier Carles).
Un petit mot pour parler de iSnort.Isnort est une application pour Iphone permettant de prendre des lignes de cocaïnes. La vidéo ci-dessous est plus explicite : on sépare la drogue, on fait des lignes et on aspire tout ça.
Intérêt ? Nul ! Et en plus c’est payant. Maintenant pour les accros, on sait jamais !
Quoiqu’il en soit, j’avais écrit que je rêverais de pouvoir me balader à travers mes photos ou vidéos grâce à leur outil de visualisation, il semblerait que ça arrive. En effet, les nouvelles fonctionnalités mises en avant par Cooliris sont assez intéressantes :
- Possibilité de visualiser les photographie sur Facebook
- Possibilité de visualiser les images contenues sur son ordinateur
- Possibilité d’avoir plus d’informations sur l’image ou la vidéo visualisées (notes, taille, etc…)
Maintenant que Cooliris prend place avec le contenu de nos disques durs, la boucle est bouclée, du web au poste client. Ce qui est intéressant, c’est de noter les voies de développement choisies, là où les consommateurs d’images se trouvent, que ce soit avec Facebook, Google Image, Youtube, Picasa, etc… il est évident que les développeurs de Cooliris suivent les comportements des internautes. De plus, le partenariat avec Amazon pourrait être répliqué avec d’autres sites d’e-commerce où le problème de visualisation du catalogue est souvent présent.
Pour rester critique, plusieurs points sont à perfectionner :
- les miniatures : la complexité du rapport taille / temps d’affichage fait que les miniatures sont vraiment de qualité minimale, peut-être serait-il judicieux de paramétrer la qualité en fonction du débit disponible.
- Le téléchargement de l’image lorsqu’on clique dessus : dommage que pour les photographies sur le disque dur, le temps de chargement soit toujours présent.
- Le support des différents codecs vidéos (sur le disque dur).
- Un outil de place de marché à destination des professionnels à travers certains sites (article sur les stratégies de valorisation de l’hébergement d’image), par exemple Getty Images.
- La possibilité de télécharger les images directement dans un dossier via une icône.
- L’intégration de site comme ffffound! ou Ads of the World qui regroupent des centaines d’images – publicités – créations.
- Des possibilités de navigation étendues : images similaires (Google Similar Images), chronologie, auteur, tags, etc…
- Devenir l’outil de référence de la gestion des images sur le PC : l’iTunes des photographies avec un « cover-flow » like ?
Pour installer le plugin (IE, Firefox) : http://www.cooliris.com/
Le blog de Cooliris : http://blog.cooliris.com
Dans ce cadre là, Microsoft et DDB (agence événementielle, marketing et communication) organise le Startup Challenge 2009 le 29 avril à partir de 10h.
Les startups présentées appartiendront au domaine du digital, des médias, de la 3D, du e-commerce ou encore du mobile. En gros un patchwork des secteurs du web. Elles passeront devant un jury qui évaluera et récompensera les plus méritantes (en terme d’innovation à destination des consommateurs).
Personnellement j’y serais, et vous ferais un récapitulatif de la journée. Le bon côté de cette journée est qu’elle est ouverte au public. Il suffit de se rendre ici pour s’inscrire (peut-être nous y croiserons-nous, comme Jacques Froissant). Je pense qu’il y aura de belles opportunités de networking.
Un peu d’analyse sur la stratégie de communication mise en place. Après une petite recherche sur le web, voilà ce qui en ressort :
- Un bon effort de communication (absolument pas relayée par les blogs IT traditionnels) avec des vidéos sur les apports que pourront recevoir les startups participantes et les membres du jury. Néanmoins, après un rapide coup d’œil, il n’y a pas de chaîne dédiée et des problèmes de cohérence dans les titres. Par contre, il y a du beau monde de DDB, de VoyageSncf.com, de Bouygues Telecom Initiative (qui a financé Eeple, startup du programme IDEES), etc… Après quelques recherches, vous pourrez toutes les retrouver à cette url : http://www.youtube.com/profile?user=FR090325&view=videos (url super claire !) ou mieux, sur le site du Startup Challenge dans la catégorie Jury.
- Un jeu concours avec une Xbox 360 pour celui qui trouvera le tiercé gagnant. Les 3 meilleurs startups gagneront un engagement du groupe DDB France à travailler avec , pendant 3 mois, sur les projets clients – prospects – R&D des agences du groupe.
- Un problème de référencement chez Google, le site ne ressort pas avec les mots clefs « Startup Challenge 2009 microsoft ddb« , ce qui est dommage étant donné sa qualité.
- Un seul relais dans la liste des startups sélectionnées, Hop-Cube. Hop-Cube est une société green IT (article) dont l’objectif est de diffuser les informations écologiques sur des produits grands publiques, hors de la sphère traditionnelle des produits bio-écolos. A travers un outil de scoring, les consommateurs peuvent évaluer le caractère écologique des produits. Le reste de la liste des sociétés en compétition ici.

Les concours de startups sont particulièrement à la mode entre Amazon Web Services, HEC ou la Startup Academy (sponsorisé par Sun Startup Essential & Orange Partner). D’ailleurs la communication de la Startup Academy est vraiment orientée web 2.0 (je sais, c’est un terme banni) avec une utilisation très forte des outils et une belle présence sur le net.
Bonne chance aux participants !
Pour nous y retrouver : Startup Challenge
Le récapitulatif de cette semaine comprend de bons articles (comme toujours) apprécié par les lecteurs (pas comme toujours). Amusez-vous bien à vous balader à travers Gaitme.
Et les autres récapitulatifs :le N°12,13 & 14, le N°10 & 11, le N°8 & 9, le N°7, le N°6 et le N°5 !

Référence-moi: L’article détente de la semaine dernière, juste pour présenter les outils Google permettant de suivre les tendances de recherches des internautes.
Le meilleur client Twitter sur Windows Mobile: Présentation de 3 clients Twitter sur WinMobile, dont le meilleur, PockeTwit. Et même conseillé sur Damiblog !
Volume et rentabilité pour les images en ligne : Comment les sociétés d’hébergement d’images en ligne cherchent-elles à gagner de l’argent : de la publicité au freemium en passant par la place de marché, ces sociétés innovent.
WTF, OMG, glossaire moderne: Je parle donc je suis ? Comment le langage renforce l’appartenance à un groupe, que ce soit pour les jeunes de 1995 ou les salariés de 2009.
Les frontières mouvantes de l’organisation: De plus en plus l’organisation devient perméable. Quelle structure apparaît au paroxysme du partenariat et de l’association : l’entreprise plateforme, une réalité de plus en plus probable.
Raccourci d’url, comparatif de l’offre et critères de choix: Le HIT de la semaine ! Le marché de plus en plus concurrentiel des raccourcis d’url offre aux utilisateurs de plus en plus de fonctionnalité : un peu d’aide au choix et d’analyse.
Saturday’s Slideshow, The future of interactice marketing : Le samedi, diffusion de contenu de qualité trouvé sur le net. Cette semaine, une analyse de l’évolution des pratiques de marketing (UGC, advergames, instant games, mobile, social networks).
Image : Pepa Prieto
Ces sites permettent de diminuer le nombre de caractère composant une url. Par exemple, à la place de diffuser http://gaitme.blogspot.com, le site permet de partager http://tr.im/iSkO. Le gain est évident car passer d’une url longue à une url composée de 17 caractères. (Pour rappel, l’url pour Uniform Resource Locator, est une chaîne de caractères utilisée pour adresser les ressources du web : document HTML, image, son, forums, boîte aux lettres électroniques, etc. Elle est aussi appelée une adresse web. De Wikipédia).
Les plus connus sont tr.im, TinyUrl, is.gd ou encore pour la version française, petiteadresse.com.
La demande augmentant pour ce genre de service, la concurrence s’active et les services de raccourcis d’url proposent de nouvelles options. La plus importante concerne les statistiques de diffusion de votre lien. En effet, il est très utile de savoir le taux de transformation d’un lien, c’est à dire combien de personnes ont cliqué dessus afin de mesurer l’efficacité de la diffusion. De mes précédentes expériences, le taux de clic est d’environ 10% : lorsque je diffuse un lien à mes contacts sur Twitter ou Facebook, un dixième ira dessus.
En me baladant sur la toile, je suis tombé sur cet article présentant les différents services de raccourcis d’url. Synthèse d’un article de Dany Sullivan, le tableau ci-dessous permet de mieux visualiser les différences entre ces services.
Un de ces services récemment lancé, Budurl n’est pas dans la liste ci-dessus. Plus d’informations ici (tracking + raccourci).
De même FFF.to avec un article dédié par là (tracking + raccourci) ou encore Go2me qui ajoute la possibilité de commenter l’url. Je ne suis pas sur que cette fonctionnalité soit déterminante car la possibilité de laisser des commentaires est de plus en plus présente sur les sites, et le mode de diffusion de ce genre d’url raccourcie permet généralement la conversation.
Quoiqu’il en soit, le marché fourmille d’offres.
D’ailleurs, même les marques se positionnent sur ce créneau avec une belle opération de smart (oui la toute petite voiture) ayant construit un site permettant de diminuer la taille des liens :
L’idée est assez bonne je trouve, pertinente et bien web oriented (même si on a vu plus petit que http://so-smart.be/~3f82dz comme lien raccourci). Les blogueurs ont aimé (Gaduman par exemple) !
Pour revenir au tableau récapitulatif :
- La redirection 301 ou 302 : en fait, lorsqu’un moteur de recherche indexe (scan et enregistre) un lien, le site peut l’indiquer comme provisoire (302) ou définitif (301). Lorsqu’il indique un redirect 302, le moteur comprend que le lien est temporaire. La redirection 301 est donc préférable.
- Le tracking consiste à avoir des informations sur les personnes ayant cliqué sur le lien, utile dès qu’on cherche à analyser.
- Le nombre de caractère du domaine et de l’extension permet de savoir la longueur du lien. Globalement ces services se ressemblent (pour Twitter, 4 caractères représentent tout de même 3% du message).
- La colonne sharing indique si le lien peut être directement diffusé à son réseau via l’utilisation de Twitter. A noter que cette option se démocratise à toute vitesse.
- La custom url est un lien composé d’un mot défini par l’utilisateur par exemple : http://tr.im/gaitme
Les 2 premiers en fonctionnalité sont bit.ly et tr.im et dans la fréquentation bit.ly mène la danse (et au jeu des services en ligne, le premier à avoir atteint la masse critique d’utilisateur tend à dominer son marché) :
A vous de faire votre choix, en toute connaissance de cause maintenant !
une association active de différents intervenants qui, tout en maintenant leur autonomie, acceptent de mettre en commun leurs efforts en vue de réaliser un objectif commun.
En gros, j’ai besoin toi, tu as besoin de moi, associons-nous !
Une jeune société innovante sur internet débute sa vie par un déficit flagrant en ressources, quelles soient financières, temporelles, managériales & humaines, en terme de marketing, de communication, de SAV, etc… La logique derrière un partenariat est donc un manque de ressources. Traditionnellement, les sociétés dans ce genre de situation ont deux grands choix, le passage par le marché (acquisition d’une société complémentaire, recrutement …) ou développer ses ressources en interne (formations, identification des compétences …). L’arbitrage entre ces deux propositions dépend de la facilité d’accès au marché, de la facilité de transfert de l’actif recherché, des ressources à disposition de l’entreprise, etc …
La troisième voie entre marché et ressources internes semble être le partenariat car il peut s’appliquer sur tous les champs d’actions de l’entreprise. La difficulté devient donc d’identifier les bons partenaires. Et puis, si finalement la notion de partenariat glissait, transpirait à travers l’organisation, si les frontières tombaient de plus en plus entre les clients, les fournisseurs, les collectivités, les concurrents et l’entreprise … peut-être que ça donnerait une organisation qui ressemblerait à ça :

Une entreprise plateforme qui servirait à générer le chiffre d’affaire, mais qui externaliserait – partenarialiserait ses fonctions. Une entreprise tellement flexible et agile qu’elle pourrait survivre aux évolutions ultra rapide de son marché.
Quelques pistes:
- Support logiciel généré par une base de connaissance publique associée à une communauté d’experts – utilisateurs.
- Crowdsourcing : utiliser la créativité, l’intelligence et le savoir-faire des internautes (via Wikipédia) associée à une forte interopérabilité (API publiques) et la constitution d’une plateforme applicative (Iphone, Vista, Applications Google).
- Partenariat universitaires (pôles d’excellences), intervention dans l’enseignement afin d’augmenter la superficie de sa R&D (apports de compétences).
- Communication large et publique dans les zones de frontières, de son marché campus, colloques, permettant la réflexion sur les produits de substitution (conception ou veille).
- Incorporation des fournisseurs dans le produit (on est plus fort à plusieurs) et développement de la dépendance fournisseur.
- Créer sa communauté de clients, préconisateurs, diffuseurs de l’information.
- Se positionner fortement dans les initiatives gouvernementales, conseiller, analyser et synthétiser le marché dans une optique de lobbying.
- Outsourcing des fonctions créant peu de valeurs : Ressources humaines (au sens paie et administration – pas pour la gestion des potentiels), Comptabilité, etc …
Ce ne sont que quelques exemples de modulation des frontières de l’entreprise. Cette perméabilité vers l’extérieur n’est pas forcément un danger pour les informations sensibles de l’entreprise mais nécessite un vrai travail de cohérence et une ligne stratégique claire.
En poussant la logique a son extrême, l’organisation n’est plus que l’association des directeurs de chaque division comportant une masse salariale extrêmement faible : une entreprise plateforme.
ImageShack est premier avec ses 20 milliards d’images hébergées. Selon le créateur (ancien de chez Google), le site est ultra rentable grâce à l’architecture d’optimisation de l’utilisation des serveurs (qui servent à héberger les images). En effet, même le deuxième mois de création du site, il était déjà profitable puisque le coût de stockage est de seulement 1000$ (de serveur Linux) pour 2000 Go de données.
Le souci c’est la valeur de l’image.
En effet, pour monétiser ce type de service d’hébergement, il faut :
- soit pousser la publicité auprès des consommateurs (free),
- soit mettre en place un service premium, où les consommateurs paient pour le service,
- soit trouver une troisième voie.
Dans le cas d’ImageShack, les consommateurs payant 68$ par an ont droit à 10go de stockage, bande passante illimitée, outils spécifiques, téléversement illimité(pour ceux qui ne savent pas ce que ça veut dire, le téléversement correspond à l’upload anglais), vitesse assurée… une offre de service basique pour ce genre de société.
Le problème de la publicité est qu’elle dépend du nombre de visiteurs sur le site, et là, Facebook est loin devant tous les autres services d’hébergement de photographies. Le problème du freemium est que les consommateurs veulent de moins en moins payer, surtout pour un service proposé gratuitement (malgré les fonctionnalités additionnelles) soit sur le site, soit chez les concurrents. Il faut donc réfléchir à la troisième voie. Et celle-ci pourrait être plus liée à la qualité du contenu hébergé plutôt qu’à la quantité.

Flickr avait prévu en 2007 de lancer une place de marché pour les photographies. En effet, la population utilisant Flickr est plus proche de photographes professionnels et semi-professionnels que du simple hébergement d’images non monétisables à la ImageShack, proposer des outils de monétisation des contenus créés semblaient une bonne idée. Le lancement de la plateforme Flickr Stock a été annulé, remplacé par un partenariat avec Getty Image moins ambitieux (news par là). Getty Image est déjà une place de marché de photographies (mais aussi de musique et de production multimédia) permettant l’achat sur internet en gérant les droits d’auteurs, les royalties, et toute la relation commerçante avec les producteurs de contenu. Malgré les contraintes du partenariat (moins large que l’idée du Flickr Stock), le principe est pertinent et sort des traditionnels modèles économiques qui marchent mal face à la gratuité. Et puis, il permet à des challengers de grands sites, sans forcément beaucoup de consommateurs, jeunes & ambitieux, de se créer un marché et pourquoi pas d’être plus rentable que les sites de stockage pure.
Globalement la direction prise par Flickr me semble être la plus intéressante. Stocker, diffuser puis permettre à ses utilisateurs de monétiser leurs productions est révolutionnaire en terme de business modèle, remettant en cause les fondements de la production immatérielle … un classique du web !
Image : CNet
Après une recherche rapide, j’ai trouvé 3 clients mobile pour Twitter. Ce que je cherchais, c’est la même expérience qu’avec un client fixe, comme Twhirl que j’utilise sur mes PCs. Je devais avoir un temps d’actualisation faible, une interface propre et jolie (et là ça se complique), et tous les outils de l’écosystème Twitter que j’utilise (raccourcis d’url pour ne pas consommer mes 140 caractères réglementaires, upload de photographies, suivi simple des individus, ouverture de mon explorateur internet rapide, etc…).
Les 3 challengers identifiés sont :
- Twobile (par ici). Je passerais rapidement étant donné que j’ai abandonné l’installation : pas réussi à me connecter à mon compte, les challengers étant nombreux, tant pis pour Twobile !
- Tiny Twitter (par là). Rapide, simple efficace. Le seul défaut est le temps d’actualisation limité à 4 minutes. Ça sent beaucoup le Windows Mobile : beaucoup de clics, un look pas des plus jolis mais le logiciel fait ce qu’on lui demande, et c’est déjà ça. En gros, le plus simple !
- PockeTwit (c’est là), mon préféré. Damien en fait un très beau descriptif dans son article. Globalement, il est beau, permet beaucoup de choses (notamment la connexion avec l’appareil photo). L’utilisation du tactile, les mises à jour automatiques toutes les minutes pour les addicted à Twitter, les 3 menus bien découpés (principal, timeline et spécifique) en font une superbe application pour Windows Mobile. Et d’ailleurs, visuellement elle ressemble plus à une application pour Iphone qu’à autre chose. Bref, ma préférée malgré la lourdeur de l’application qui consomme les ressources à toute vitesse ! Une belle image ci-dessous :

Images : yourblog.direct2dell.com


