Archive pour janvier 2009
Bonjour ami entrepreneur !
- Microsoft à travers son programme IDEES (sur lequel j’ai travaillé), Sun via Startup Essentials sont dans une optique de plateforme. Ces grandes entreprises fournissent une technologie permettant le développement d’applications (Vista par exemple). En soutenant les startups, ils soutiennent l’innovation sur leur plateforme et donc la pérennité de celles-ci. Le programme IDEES apporte un soutient logiciel (licences), technologique (aide sur les produits Microsoft), de marketing & communication (événements, Pr…), en business development et à l’internationalisation …). L’objectif de Microsoft est double, en terme de retombés presse et en terme d’innovations (la notion d’écosystème).
- Sun Startup Essentials est plus orienté licences et support technologique. Ils mettent aussi en place des tests de montée en charge principalement à destination des startups web. Ce programme est assez commercial au sens ou il met en avant l’accès à des ressources traditionnellement payées par le sociétés.
- De côté de Bouygues, la prise de participation dans les sociétés en font plus un excubateur d’accompagnement des startups (ressources techniques, RH, marketing, juridiques … à la façon d’un incubateur). Leurs cibles : objets mobiles, convergence et accès internet fixe.
- De même SFR propose son programme d’investissement/partenariat avec aide en businessdevlopment et technique pour les sociétés (et prise de participation).
A vous de jouer maintenant, en fonction de vos besoins et objectifs.
PS : et bien sur, L’accompagnement des startups high-tech en France d’Olivier Ezratty.

Depuis quelques années le Game Design s’en inspire grâce aux pluri-compétences de leurs créateurs, dans la sphère web (et développement) et dans la sphère artistique. Il existe pour ma part 4 grands jeux qui sont très fortement inspirées des art toys.
- Rolito, character designer des jeux Patapon et Patapon 2 sortis sur PSP (et produits par Sony).

- Loco Roco est lui aussi un jeu sorti sur PSP. Il eu un vrai succès grâce justement à cet univers graphique très particulier, et à une jouabilité extrêmement simple (4 actions par personnages). L’épisode 2 est sorti récemment, et a été un succès critique (à minima).

- Rayman Contre Les Lapins Crétins édité par Ubisoft, est aussi un exemple de création en lien avec les art toys . D’ailleurs, les figurines n’ont pas tardé à suivre ( en vente à la FNAC par exemple).

- Rolando , jeu sur Iphone édité par ngcomo proche graphiquement de Loco Roco. ngcomo est d’ailleurs un éditeur de jeux vidéos très présent sur l’Iphone avec 5 jeux sortis pour l’instant.
- Un renouveau du Game Design des jeux qui échappe à la notion de réalisme pour trouver un avenir dans cet univers mi-enfantin (jeux), mi-adulte (voir les toys pour comprendre).
- Des personnalités à mi-chemin entre web, game design, illustration et graphisme permettant un multi-support des visuels (tees, jeux, figurines). Cet effet multi-support permet la démocratisation de la notion d’art toys.
- Une cible identifiée, geeks trentenaires, joueurs, avec des moyens financiers mais surtout attiré par une démarche « artistique ». De même la notion de collection est très importante dans cet univers.
- Des possibilités de co-productions fortes en terme de produits dérivés (sur la sphère traditionnelle des art toys), en terme de communication (association avec des connus et réputés) et de marketing viral (la cible est très présente sur le web les transformant en early adopters et relais d’information efficaces).
Le site de référence en France : Art Toyz
Image : Mirko Fichtner
Du côté open source et après le rachat par Nokia de Symbian fin juin 2008 qui appartenait (pour la partie rachetée à Sony-Ericsson, Ericsson, Panasonic Mobile, Samsung et Siemens, que des créateurs de téléphone), trois acteurs se battent.
- Google avec Android, nouvelle plateforme sur le marché, open-source, portée par Google et selon l’entreprise, plus de 34 partenaires : en plus des mails, des documents, de la carthographie, des vidéos … Google construit donc un vrai système complet et cohérent.
- Symbian, open source depuis le rachat par Nokia, est un système d’exploitation traditionnellement orienté vers les PDA. Ceux-ci étant mort, il fallait bien se tourner quelque part.
- LiMo (Linux Mobile) qui reste une initiative, est une plateforme open source à destination des industriels de la téléphonie. Ci-dessous leur prévision de croissance (à laquelle je ne crois pas trop).
- BlackBerry (de RIM) est orienté professionnel avec une bonne réputation. Pour moi, c’est le premier OS de portable qui a eu du succès en tant qu’OS.
- Windows Mobile (de Microsoft) qui se réveille dans la grande tradition de Microsoft assez tardivement. La version 7 semble prometteuse, tentant de suivre Apple. Cependant la force de Microsoft est son intégration avec une myriade d’applications (Outlook, Office, WMP …)
- Iphone d’Apple, le nouveau venu sur le marché, mi-professionnel, mi-grand public, pour une population d’early adopter particulière. Le point fort de l’Iphone est de créer de nouveaux standards, qui mettront quelques années à se diffuser chez les autres fabricants.
J’ai déjà parlé du S+S, cette fois-ci plongeons dans les détails. Le S+S confronte un logiciel traditionnel, installé sur un ordinateur, combiné avec une application serveur, hébergée, sur le web dans une perspective d’expérience utilisateur quelques soient les devices.
Ci-dessus, quelques avantages du S+S en fonction de leur provenance (quel S ?). Globalement, grâce à la partie hébergée les sociétés ont construit de nouveaux types de rémunération du service (abonnement, flexibilité accrue grâce au paiement à la consommation, donc le Saas), permettent de lier ces applications en ligne à d’autres services (plateforme web, mash-up …) et offre une vraie expérience utilisateur grâce aux applications riches (feel & look le plus proche possible de l’expérience sur le poste de travail). De l’autre côté les avantages du logiciel installé sont connus : plus de puissance, stockage des données sensibles « sous contrôle », population captive, plus dépendante par rapport aux applications en ligne. La combinaison des deux visions du logiciel permet une plus grande flexibilité d’usage et d’accès grâce aux devices et en fonction de leur puissance.
Et le rapport avec l’intro ? L’irruption du S+Sdans nos vies réelles. De plus en plus de magazines utilisent les codes barres 2D pour que les lecteurs accèdent à de l’information supplémentaire sur internet. Les journaux gratuits font référence à leurs sites web pour augmenter la valeur de l’article. Concernant la presse, il y a un phénomène de montée de l’information sur le web.
Du côté de la musique, le processus est différent : les deux sphères se côtoient mais les produits finaux les mixent moins.
Les autres médias sont encore dans une optique traditionnel du web en tant que source d’information et de promotion, mais pas dans une optique de co-valorisation finale.
Finalement il ne reste que le lapin Nabaztag, ovni du monde IT pour faire un mélange S+S IRL !
Pour information, Youtube a été créé par 3 anciens de Paypal et a été échangé/racheté par Google contre 1,65 milliards de dollars en action (et là tout le monde se demande pourquoi il n’était pas dans la team de créateurs).
Les jeux vidéos sont un énorme marché, comme le marché du cinéma, cependant cette année les supports physiques des films (DVD-BlueRay-VHS ? héhé) ont généré moins de cash que les jeux vidéos (le coût des jeux vidéos est supérieur aux coûts des films). Avec 29 milliards de $, contre 32 milliards de $ pour l’industrie du jeu vidéo, il est évident que les portages vont se multiplier.
Tout ça pour arriver sur les jeux dans Youtube. Depuis la création du site, des évolutions importantes sont apparues en terme d’interactivité avec les vidéos, les liens intégrés principalement. Deux jeux m’ont bluffé :
- A Car’s Life d’Hexolabs où il s’agit de cliquer sur certaines zones de la vidéo pour éviter des dangers. Ce fut pour moi, la première vidéo-jeu dans Youtube. Les créateurs ont très bien réussi leur coup marketing (270 résultats sur Hexolabs dans Google Blog Search. Le jeu est seulement sur Youtube, ici.
- Street Fighter en version Youtube est très bien réussi (qui a dit mieux que le film ?). La modélisation des personnages est en images de synthèses, reprenant assez fidèlement les dessins originaux mais rajoutant certains effets. Vous le trouverez ici. Cette fois-ci plusieurs actions sont disponibles (4 types de coups) pour différents personnages (3 différents).

Ce qui est intéressant c’est la comparaison avec Windows Live Mail.
Tout ça pour souligner la différence d’approche entre les 2 géants de l’informatique, et la guerre sur le logiciel où nous passerons le plus de temps : l’explorer ou le browser ?
Il existe globalement 2 modes de navigation dans les menus, une navigation par écrans et une navigation par dashboard. La navigation par écrans est celle rencontrée traditionnellement quand vous installez un logiciel, chaque écran présente une petite quantité d’information et demande une validation. Ce type de mise en forme permet d’attirer l’attention de l’utilisateur, est simple (peu d’informations à comprendre) mais est long dès qu’il y a trop d’étape. A l’opposée, une présentation en dashboard comme dans Wii fit est plus synthétique, mais demande plus de concentration de la part de l’utilisateur (plus d’informations, plus de paramètres …).Tout ça pour dire, qu’il faut arrêter d’utiliser une mise en forme par écran quand les informations ne sont pas indispensables : j’en ai marre de devoir valider X écrans pour arriver à mes fins !
Par définition, le téléchargement illégal concerne des fichiers à propriété intellectuelle disponibles sur le marché « blanc », mis à disposition des internautes gratuitement.
Cette gratuité est toute relative et permet de définir une cible rapide. Télécharger illégalement est time consuming, demande des compétences en informatique (parce que paramétrer Emule nécessite de se balader sur des forums, à minima), et nécessite un besoin en contenu. La population qui regroupe ces trois qualités est finalement assez restreinte. Je pense qu’après 25-30 ans, le public préfère payer pour un service/produit.
Il existe différents outils de téléchargement, les logiciels P2P traditionnels avec Kazaa ou Emule par exemple; et les logiciels de torrents. Bittorrent n’est pas un réseau P2P, mais un protocole de réseaux, et chaque tracker (petit fichier donnant les informations sur l’élément téléchargé) correspond à un petit réseau P2P, à la différence du P2P classique où chaque serveur est un réseau P2P. D’une manière générale, les téléchargements de P2P classiques sont en diminution, et les pirates se retrouvent sur les clients torrents. Afin d’utiliser ce type de logiciel, il faut aller sur une des grandes plateformes web (des sites comme : Mininova, TorrentSpy, Isohunt, ou The Pirate Bay) qui regroupent les fichiers (pour simplifier).
En se concentrant sur la typologie de Mininova, une classification concentrée sur le contenu téléchargeable, il est possible de préciser les « gouts » des téléchargeurs via torrents.

Le graphique ci-dessus permet de spécifier cette population, attirée en priorité par les films, la musique et les shows TV (séries ou émissions). En terme de volume, il est intéressant de noter :
- La faible part des images : sûrement due à l’essor des plateformes d’hébergement d’images (Flickr par exemple), à la petite taille des fichiers (téléchargeables très rapidement, donc disponibles sur le web traditionnel plus facilement), et la faiblesse de la connaissance par le grand public des droits des ayants droits (à la différence de la musique). Principalement des fonds d’écrans d’ordinateur (55%).
- La faiblesse des livres est peut-être liée à la non-diffusion auprès du public des e-books, la révolution toujours attendue! D’ailleurs dans la catégorie des books, les Ebooks représentent 64% des torrents téléchargeables contre 16% pour les livres audios (résultat intéressant) et 11% pour les Comics, BD américaines.
- La sous-catégorie animes aurait pu être intégré aux TV Shows. Son existence signale donc l’intérêt porté par les utilisateurs de P2P à ce type de média, principalement des Mangas asiatiques mis en dessins animés.
- Dans la catégorie logiciels, la plateforme Windows regroupe 83% des torrents (sécurité, CD/DVD, autres, application vidéos, édition de photographie et de sons). tandis que les Mac ne sont que 2%.
- Les jeux concernent la plateforme Windows (50%), suivie de la PSP ( 11%) et de la PS2 (9%). Les consoles Nintendo suivent (DS: 8%, Wii: 6%) et Microsoft (Xbox360: 4%, Xbox: 2%). Intéressantes ces différences, pour la PSP, la console est l’une des plus piratées, les jeux font entre 400mo et 1go généralement (légers), et la scène du piratage est très développée, transformant la PSP en une plateforme de développement. Tout un écosystème s’est créé autour de cette console, applications open source, logiciels exploitant des lacunes dans le système Sony (compatibilité avec certains formats, utilisation web, musiques & vidéos, jeux non commerciaux…). A contrario de cette scène du piratage-développement, le piratage des jeux sur ordinateurs est purement consumériste, me faisant demander si il y a encore un intérêt pour les éditeurs de sortir ceux-ci sur PC. D’ailleurs, la coutume de sortir en décalé les sorties next gen et PC va dans ce sens.
- Les TV Shows sont très hétérogènes. Cependant parmis les 3 sous-catégories les plus disponibles, on retrouve les vidéos sportives et les vidéos de WWE (Catch), soulignant soit la dominance américaine en terme de téléchargement de contenus télévisuels, soit que la population de Mininova est d’origine US.
- En terme de musique, rock, « others » et trance/House/Dance dominent (34% cumulé). Je suis tout de même étonné par le volume de la musique téléchargée : 23% des torrents! Pourtant il existe de multiples plateformes d’écoute de la musique, que ce soit en mode découverte avec Musicovery, playlist avec Deezer , en achat avec les acteurs plus traditionnels, en exploration grâce à MySpace et autres social listening (blog, réseaux sociaux…). Le développement des supports d’écoute avec l’obligation d’utilisation d’un fichier (acheté, encodé ou téléchargé illégalement) que ce soit avec des lecteurs mp3, téléphones, ordinateurs, etc… oblige à l’acte d’achat. Les fichiers sont légers (70mo pour un album), et surtout, c’est l’un des premiers médias à avoir été touché par la numérisation et la dématérialisation.
- Enfin, les vidéos représentent 28% des torrents disponibles sur Mininova (action :21%, comédie : 14%). Le développement des supports (de plus en plus répandu comme pour la musique), la difficulté d’accès au produit (délais entre les canaux, prix d’une place), l’inadéquation de la chaîne de distribution à la numérisation et aux nouveaux modes de diffusion du média doivent jouer.
Continuons l’analyse du rapport de prospective : Technologies, médias et télécommunications (TMT) qui présente les tendances de l’année 2009 au Canada. Merci Deloitte!
Concernant les télécommunications :
9. Le téléphone intelligent. Il n’y a pas de raisons que la crise n’affecte pas ce secteur qui devrait malgré tout rester en croissance grâce au subventionnement et à la dynamisation de l’ensemble des appareils communicants à la suite de la sortie de l’Iphone. D’ailleurs 2009 devrait être une année charnière dans le secteur des systèmes d’exploitation des mobiles, entre Apple, Microsoft, RIM, Google, Nokia …
10.Les courriels à la poubelle. Les mails s’accumulent dans leurs boîtes et la productivité semble diminuer. Voici en substance la situation des salariés des entreprises. De plus en plus d’applications devraient être mises en places afin d’améliorer la productivité du mail. Je crois très fortement aux plugins sur les applications existantes, à la manière d’un Xobni sur Outlook. Elles devraient se développer à grande vitesse permettant la liaison avec les réseaux sociaux, les IM, les flux RSS … Je pense que l’interface mail fait partie des grands navigateurs dans les données, avec l’explorer traditionnel, et le browser web.
11.Problèmes de bande-passante. Ca devait arriver : plus les objets connectés sont nombreux, plus la bande passante par objet est faible. Les logiciels d’optimisation de celle-ci sont donc bien positionnés sur un marché porteur. A réfléchir si à terme, ce sera comme le stockage de données (coût presque nul maintenant) ou comme une ressource rare.
12. De la fibre. Que ce soit en France ou au Canada, le développement des réseaux en fibre est en cours.
13. Le cadeau de Deloitte, la prévision gratuite ! L’amélioration continue des navigateurs Web... et il est temps. Je n’en peux plus de mon IE ou FireFox qui me consomme toutes mes ressources. Avec l’essor des modèles Saas, du Cloud Computing, des applications lourdes en ligne (RIA), des vidéos, musiques, players de slides … le browser web doit s’améliorer, comme l’explorer l’a été. Peut-être un créneau pour une (r)évolution Apple ?
C’est fini ! Merci à B. Descary pour m’avoir fait découvrir ce dossier.