Archive pour juin 2009

Twitter est un drôle d’outil, lorsqu’on ne l’utilise pas, il ne nous manque pas, mais dès allumé il crée une dépendance aux flux informationnels. Progressivement il se transforme en un outil de communication pour les entreprises qui essaient de se positionner sur le créneau du web et du marketing conversationnel.

Au début, je n’ai pas bien compris comment une marque pouvait utiliser positivement et efficacement Twitter. Positivement car l’objectif final et de convertir/fidéliser des clients (avec le but à terme de vendre), efficacement car dans le bruit de Twitter il faut réussir à proposer un message audible et pertinent.

Ma première réflexion a porté sur le push promotionnel. J’entends par là que les sociétés peuvent utiliser Twitter pour envoyer les promotions en cours. Typiquement, c’est le choix des grands magasins, des services d’emplois sur le web, ou encore des boutiques on-line. Mon avis ? Inutile et une erreur. Alors effectivement il doit y avoir un taux de transformation (peut-être plus que les bannières publicitaires), mais il suffit d’imaginer le phénomène dans 3 ans pour se rendre compte que c’est voué à l’échec : lorsque toutes les entreprises se trouveront sur Twitter avec chacune un canal de push promotionnel, les personnes qui suivent ces messages abandonneront progressivement ce canal (de type de spammeur). Ce sera le même phénomène que les newsletters : au début on s’abonne pour trouver du contenu intéressant, mais en grande partie les abonnés croulent sur des messages de type spams, non-ouverts et non-pertinents et se désabonnent !

Dans ce cas, comment faire ?

Il faut converser ! Pour faire simple, il faut réfléchir à pourquoi des personnes aimeraient communiquer avec l’entreprise : existe t’il des connaissances en interne spécifiques, des analyses de marché, des visions, des compétences techniques … ? Plus simplement, qu’elles sont les compétences des salariés qui intéresseraient des personnes déjà sensibilisées sur le sujet. Par exemple, Twitter chez Microsoft permettrait d’échanger autour des bugs, d’aider pour des lignes de commande ou du codage, tout en poussant des informations dès la sortie d’un nouveau produit. Mais l’objectif principal est de converser.

Dans cette optique l’entreprise se doit :

  • De suivre tout ce qui se dit sur elle, d’intervenir de façon pertinente et d’ainsi engager la conversation avec ses consommateurs-prospects
  • De créer de la conversation de qualité sur ses compétences en interne : vision, marché, services, produits, concurrents, acteurs … Devenir un expert proposant son expertise de façon gratuite à ses followers.
  • D’utiliser le moins possible le push marketing massif mais d’engager en fonction des intérêts et du sens de la conversation.

Un exemple ?

Je suis une entreprise qui vend des yaourts, mon compte Twitter doit servir à me positionner en tant qu’expert sur les produits laitiers : date de péremption, processus de fabrication, législation, tendance, vision d’évolution du marché, … un expert qui est à la disposition des internautes. J’écoute et connais ma société pour permettre un lien entre les consommateurs et celle-ci au niveau institutionnel. Je suis ce qui se dit sur ma marque et intervient pour accélérer les règlements des conflits, pour indiquer les procédures à suivre, pour donner des recettes, pour encourager certains types de consommation… un expert de la marque. Enfin, en fonction de la conversation je pousse certains produits … un expert catalogue.

Mais il ne faut pas faire l’inverse : produit puis … car les consommateurs s’arrêteront au produit et n’adhéreront pas au reste.

En gros, votre interlocuteur dans l’entreprise pour engager la conversation avec les internautes, doit être un expert (ou au moins une personne volontaire et passionnée) sur :

  • Votre marché (au sens très large, jusqu’aux produits de substitutions, les utilisations détournées …)
  • Votre entreprise (services, procédures, actualité, stratégie …)
  • Vos produits et modes de consommation
  • Votre catalogue au sens promotionnel

Avec ces 4 connaissances combinées, les conversations seront qualitatives et vous aurez gagné la bataille du marketing conversationnel !

Image : FFFFOUND!

En ce premier samedi de juin, c’est le retour des bonnes habitudes, des analyses faites par d’autre, des articles faciles car c’est le weekend ! Celui-ci se concentre sur le « social media »,  et l’importance des modifications induites par l’apparition du concept de web 2.0 : création de contenu, partage et décentralisation. Ces modifications obligent les sociétés à écouter et faire produire dans une optique many to many… La suite dans les slides !

Récemment, on m’a beaucoup demandé ce qu’était Twitter, à quoi ça servait et pourquoi et comment et …

A priori, si vous lisez ce blog vous savez. De même si vous vous intéressez un peu aux évolutions du web, vous connaissez. Pour les retardataires, Twitter est un service de micro-blogging, qui consiste à diffuser un message de 140 caractères à son réseau.
Pour constituer son réseau, il faut follow, suivre les individus qui nous intéresse. Par exemple, vous pensez que ce que je raconte vaut le coup de m’ajouter dans vos contacts sur Twitter, il suffit d’aller sur mon profil http://twitter.com/renaud_elghozi. Chaque personne sur Twitter a un profil, pouvant être public ou privé. Trois types de messages existent sur Twitter, déterminé par son préfixe :
  1. « @ nom » permet d’envoyer un message à tout son réseau mais la personne dont le nom suit l’arobase aura un indicateur lui précisant qu’il en est le destinataire principal.
  2. « d nom » envoie un message uniquement au destinataire (dans une boite de réception à accès privé).
  3.  »  » diffuse le message à tout son réseau.
    L’intérêt de ce service est multiple. Initialement prévu pour échanger autour de ce que nous faisons avec un réseau personnel ou professionnel, Twitter a vu apparaitre de nouvelles utilités :
    1. Dans une optique de veille, il permet d’avoir accès aux actualités, nouvelles en continu.
    2. Dans une optique de gestion de communauté, il permet de créer, renforcer et construire des liens avec des individus, permettant à terme un engagement plus fort de la communauté.
    3. Dans une optique de plaisir, il permet d’échanger des messages avec ses amis tout en choisissant ou non de garder une trace publique de ceux-ci.
    L’utilisation de Twitter dépend évidemment de son intérêt pour le service mais il est devenu un excellent outil de diffusion d’information (cf. article Communication, relais et blog, nouveau paradigme), qu’elles soient top-down lorsqu’un politique ou une entreprise, ou plus généralement un institutionnel diffuse une information; ou qu’elles soient bottom-up, lorsqu’une actualité se propage à travers Twitter (l’amerrissage à New York). Dans ces deux optiques, le processus de sélection des personnes dont ont suit les mises à jour est extrémement important. En effet, il déterminera la qualité des informations reçues. Et c’est là qu’intervient la verticalisation de Twitter. En effet, automatiquement les individus se suivent en fonction de leurs centres d’intérêts d’où l’intérêt de la création d’annuaire spécialisé, comme celui initié par Guilhem Bertholet avec les créateurs d’entreprises (un peu le ExecTweets français ?). Certains sites se spécialisent sur le créneau comme Just Tweet It, TwitR, ou encore WeFollow.

      Enfin, c’est une énorme base de données qualitatives pour les entreprises à travers les avis des individus. Par exemple, en tapant Heroes (une série télévisée) dans un moteur de recherche dédiée à Twitter (comme Twist), il est possible d’extraire ces messages et de suivre la tendance.


      La régularité d’utilisation du terme est liée à sa date de diffusion. Et les quelques messages ci-dessous sont des données utiles pour les créateurs :
      Finalement, ce qui est à mon sens le plus impressionnant concernant Twitter, c’est l’énorme écosystème d’application qui s’est créé : les sites de raccourcis d’url (cf. article comparatif de l’offre, sur Gaitme.fr) les sites de recherche, d’analyse des données, les applications permettant d’utiliser Twitter sur son portable ou sur son ordinateur sans passer par le site web, des solutions de géolocalisation, des connexions avec d’autres sites, etc… Il existe même des sites regroupant tous ces services comme Twtbase ou TwitDom. Et aussi, le Wiki de Twitter qui contient une bonne liste d’application.

      Il est évident que ce service va évoluer dans les années à venir, mes attentes sont déjà rédigées, mais, appartenant au public, l’évolution est assez peu prévisible. Il parait même que Twitter est déjà dépassé à cause du concours du plus grand nombre de followers perdant sa proposition de valeur (cf. article de Pierre-Olivier Carles).

      Bon, il fallait quand même en parler !

      New York est une ville où tout le monde est connecté tout le temps. Le paradis des « atawad », anytime, anywhere et any devices. Ce qui donne des personnes accrochées à leurs téléphones toute la journée, que ce soit pour échanger des communications orales, par sms mais surtout pour répondre à leurs e-mails. Le phénomène est tellement important que je n’ai rencontré presque personne sans téléphone 3g connecté en permanence au réseau. Et dans ce monde ultra-connecté, le leadeur est Apple avec son Iphone.

      Apple Store

      Apple Store

      En 2002, l’ouverture de l’Apple Store de la Vème avenue avait fait énormément de bruit. Depuis, il existe plus de 200 boutiques appartenant à Apple dans le monde, permettant à la fois la promotion de la marque, la distribution des produits et d’alimenter le buzz auprès des Mac addict.

      D’ailleurs, les américains que j’ai rencontré étaient fan des applications, les utilisant quotidiennement que ce soient pour prendre des notes, retrouver leur chemin, mais surtout pour mettre à jour leurs différents statuts. Dans ce pays où Twitter est mainstream, les opportunités business autour du mobile sont infinies.

      Apple App.

      Apple App.

      Surement ce que nous allons vivre dans quelques années et le coup d’intelligence d’Apple qui en se concentrant sur le soft avec une stratégie d’éditeurs tiers a réussi à proposer aux consommateurs une expérience qu’ils auront du mal à quitter.

      Pendant mon voyage à NYC, ces deux dernières semaines, j’ai rencontré des américains qui m’ont fait découvrir ce site :

      http://stuffwhitepeoplelike.com/

      Ce site est un blog qui présente ce que les blancs américains aiment. Très drôle, il existe environ 120 règles pour être bien intégré dans la société américaine. Entre le fait de critiquer les habits Ed Hardy, la période Bob Marley des étudiants ou encore les Moleskine à la main, ce site permet à tous de devenir so cool !

      D’ailleurs, pour la partie intéressante, un livre tiré des leçons de ce blog est sorti, soulignant comme toujours le lien de plus en plus fort entre web et réalité et les mutations des modes de distribution et de consommation des œuvres culturelles.

      Le lien : http://stuffwhitepeoplelike.com