Articles avec le tag ‘Twitter’
Une envie d’écrire sur le manque de moyens de nos startups. Car fondamentalement, le succès et les moyens sont intimement liés, ça s’appelle même la productivité (productivité = résultat/moyens).
Bon,donc c’est lié. C’est sur, ce n’est pas parce que je mets tous les moyens de mon côté que je vais forcément gagner, mais ça aide.
Ca c’est pour l’intro.
Sur Twitter, il y a un (plusieurs) petit(s) (grands) rigolo(s) qui poste(nt) dès qu’il(s) tombe(nt) sur des offres d’emplois de merde : JobDeCrevard (concernant les parenthèses, c’était un défi personnel d’en mettre le plus possible dans une phrase, et je crois que j’ai plutôt réussi). On trouve une belle liste d’emplois sous-rémunérés !
Le truc c’est que les offres concernent des boulots avec un fort besoin de compétences mais super mal payés. Alors bien sur, les boulots mal payés et les entreprises non généreuses, ça existe, et ça va continuer d’exister. Mais mon souci, c’est que ce sont 3 startups du web qui cherchent ces profils good & cheap. Vous me direz, normal elles n’ont pas d’argent.
Et on arrive à mon point. Non ce n’est pas parce que l’entreprise qui cherche son profil idéal est une startup qu’elle doit mal le payer. Si une entreprise veut être la meilleure, elle doit embaucher des tueurs, et les payer comme tels.
Une étudiante de l’ESC Toulouse a résumé mon argument :
[...], il n’y a pas de « simple » employé. Cette façon plutôt traditionnelle de penser prédispose l’employé à « faire son travail et rien de plus », mais c’est du « plus » dont a besoin la start-up et qui la fait vivre et se développer.
Ah bah mince alors ! Et je suis sur que ce n’est pas Jacques Froissant qui me dira le contraire (Altaïde spécialiste du recrutement 2.0).
Parfois j’ai des idées de création d’entreprises qui se baladent dans ma tête. Souvent, mes amis me montrent qu’elles ne sont pas réalisables, ou in-interressantes, ou … mais moi j’y crois !
Aujourd’hui j’ai enfin réussi à lire un article datant de juin (2009 quand même) concernant. Un passage m’a particulièrement intéressé, je vous le mets tel quel (tant pis pour les droits d’auteur) :
How Twitter Will Change the Way We Live
By Steven Johnson
News and opinion. Increasingly, the stories that come across our radar — news about a plane crash, a feisty Op-Ed, a gossip item — will arrive via the passed links of the people we follow. Instead of being built by some kind of artificially intelligent software algorithm, a customized newspaper will be compiled from all the articles being read that morning by your social network. This will lead to more news diversity and polarization at the same time: your networked front page will be more eclectic than any traditional-newspaper front page, but political partisans looking to enhance their own private echo chamber will be able to tune out opposing viewpoints more easily.
Et ça m’a fait penser à un plugin pour Firefox : Feedly. Vous le téléchargez via Firefox et ce petit programme vous présente vos flux rss à la manière d’un magazine:

- Feedly
Et du coup, le mélange s’est fait dans ma tête. A quand un outil qui se connecterait via votre compte, sur Twitter, suivrait les personnes et les liens échangés (parmis les personnes que vous suivez), les regrouperait dans une interface magazine, en les classant, par exemple par :
- Nombre de personnes ayant cliqué sur le lien
- Nombre de fois que le lien a été Retweeter (i.e. message renvoyé)
- Poids – influence des personnes ayant diffusé le lien
Si ce n’est déjà fait, l’idée me parait intéressante, pour suivre les contenus échangés pas ses pairs, à travers une interface simplifiée, avec une intelligence, collective via Twitter permettant le filtrage du contenu en fonction de ses pairs, et logicielle pour trier ces contenus.
Développeurs- entrepreneurs, it’s your move !
Ca faisait un moment que je n’avais pas vu d’outil de visualisation de données qui me touchait. Je suis récemment tombé sur Twitter StreamGraphs.
Bon l’interface est moche, mais il propose une forme très intéressante de visualisation des mots associés dans les 1000 dernierstweetséchangés (messages envoyésvia Twitter). Par exemple en tapant “vacance” dans la boîte de recherche, il renvoie des mots comme “bonne” ou “été” (il ne gère pas bien les accents) ou encore “partir”; ou encore les derniers tweets contenant le terme.
Evidemment l’intérêt est limité sur ce genre de requête, mais avec le nom d’une marque ou d’un utilisateur, d’un coup c’est plus intéressant.
L’effort dans la technique de visualisation des résultats avec une barre de zoom sur la droite, une forme organique très particulière et une superposition de couches (avec un axe temporel au milieu permettant de moduler les résultats) donne un aperçu et un sentiment très interressants.
Un bel outil à intégrer à un dashboard de suivi du”web-buzz”.
Par ici : http://neoformix.com/Projects/TwitterStreamGraphs/view.php
Twitter est un drôle d’outil, lorsqu’on ne l’utilise pas, il ne nous manque pas, mais dès allumé il crée une dépendance aux flux informationnels. Progressivement il se transforme en un outil de communication pour les entreprises qui essaient de se positionner sur le créneau du web et du marketing conversationnel.
Au début, je n’ai pas bien compris comment une marque pouvait utiliser positivement et efficacement Twitter. Positivement car l’objectif final et de convertir/fidéliser des clients (avec le but à terme de vendre), efficacement car dans le bruit de Twitter il faut réussir à proposer un message audible et pertinent.
Ma première réflexion a porté sur le push promotionnel. J’entends par là que les sociétés peuvent utiliser Twitter pour envoyer les promotions en cours. Typiquement, c’est le choix des grands magasins, des services d’emplois sur le web, ou encore des boutiques on-line. Mon avis ? Inutile et une erreur. Alors effectivement il doit y avoir un taux de transformation (peut-être plus que les bannières publicitaires), mais il suffit d’imaginer le phénomène dans 3 ans pour se rendre compte que c’est voué à l’échec : lorsque toutes les entreprises se trouveront sur Twitter avec chacune un canal de push promotionnel, les personnes qui suivent ces messages abandonneront progressivement ce canal (de type de spammeur). Ce sera le même phénomène que les newsletters : au début on s’abonne pour trouver du contenu intéressant, mais en grande partie les abonnés croulent sur des messages de type spams, non-ouverts et non-pertinents et se désabonnent !
Dans ce cas, comment faire ?

Il faut converser ! Pour faire simple, il faut réfléchir à pourquoi des personnes aimeraient communiquer avec l’entreprise : existe t’il des connaissances en interne spécifiques, des analyses de marché, des visions, des compétences techniques … ? Plus simplement, qu’elles sont les compétences des salariés qui intéresseraient des personnes déjà sensibilisées sur le sujet. Par exemple, Twitter chez Microsoft permettrait d’échanger autour des bugs, d’aider pour des lignes de commande ou du codage, tout en poussant des informations dès la sortie d’un nouveau produit. Mais l’objectif principal est de converser.
Dans cette optique l’entreprise se doit :
- De suivre tout ce qui se dit sur elle, d’intervenir de façon pertinente et d’ainsi engager la conversation avec ses consommateurs-prospects
- De créer de la conversation de qualité sur ses compétences en interne : vision, marché, services, produits, concurrents, acteurs … Devenir un expert proposant son expertise de façon gratuite à ses followers.
- D’utiliser le moins possible le push marketing massif mais d’engager en fonction des intérêts et du sens de la conversation.
Un exemple ?
Je suis une entreprise qui vend des yaourts, mon compte Twitter doit servir à me positionner en tant qu’expert sur les produits laitiers : date de péremption, processus de fabrication, législation, tendance, vision d’évolution du marché, … un expert qui est à la disposition des internautes. J’écoute et connais ma société pour permettre un lien entre les consommateurs et celle-ci au niveau institutionnel. Je suis ce qui se dit sur ma marque et intervient pour accélérer les règlements des conflits, pour indiquer les procédures à suivre, pour donner des recettes, pour encourager certains types de consommation… un expert de la marque. Enfin, en fonction de la conversation je pousse certains produits … un expert catalogue.
Mais il ne faut pas faire l’inverse : produit puis … car les consommateurs s’arrêteront au produit et n’adhéreront pas au reste.
En gros, votre interlocuteur dans l’entreprise pour engager la conversation avec les internautes, doit être un expert (ou au moins une personne volontaire et passionnée) sur :
- Votre marché (au sens très large, jusqu’aux produits de substitutions, les utilisations détournées …)
- Votre entreprise (services, procédures, actualité, stratégie …)
- Vos produits et modes de consommation
- Votre catalogue au sens promotionnel
Avec ces 4 connaissances combinées, les conversations seront qualitatives et vous aurez gagné la bataille du marketing conversationnel !
Image : FFFFOUND!
Récemment, on m’a beaucoup demandé ce qu’était Twitter, à quoi ça servait et pourquoi et comment et …
- “@ nom” permet d’envoyer un message à tout son réseau mais la personne dont le nom suit l’arobase aura un indicateur lui précisant qu’il en est le destinataire principal.
- “d nom” envoie un message uniquement au destinataire (dans une boite de réception à accès privé).
- ” ” diffuse le message à tout son réseau.
- Dans une optique de veille, il permet d’avoir accès aux actualités, nouvelles en continu.
- Dans une optique de gestion de communauté, il permet de créer, renforcer et construire des liens avec des individus, permettant à terme un engagement plus fort de la communauté.
- Dans une optique de plaisir, il permet d’échanger des messages avec ses amis tout en choisissant ou non de garder une trace publique de ceux-ci.
Enfin, c’est une énorme base de données qualitatives pour les entreprises à travers les avis des individus. Par exemple, en tapant Heroes (une série télévisée) dans un moteur de recherche dédiée à Twitter (comme Twist), il est possible d’extraire ces messages et de suivre la tendance.

La régularité d’utilisation du terme est liée à sa date de diffusion. Et les quelques messages ci-dessous sont des données utiles pour les créateurs :
Finalement, ce qui est à mon sens le plus impressionnant concernant Twitter, c’est l’énorme écosystème d’application qui s’est créé : les sites de raccourcis d’url (cf. article comparatif de l’offre, sur Gaitme.fr) les sites de recherche, d’analyse des données, les applications permettant d’utiliser Twitter sur son portable ou sur son ordinateur sans passer par le site web, des solutions de géolocalisation, des connexions avec d’autres sites, etc… Il existe même des sites regroupant tous ces services comme Twtbase ou TwitDom. Et aussi, le Wiki de Twitter qui contient une bonne liste d’application.
Il est évident que ce service va évoluer dans les années à venir, mes attentes sont déjà rédigées, mais, appartenant au public, l’évolution est assez peu prévisible. Il parait même que Twitter est déjà dépassé à cause du concours du plus grand nombre de followers perdant sa proposition de valeur (cf. article de Pierre-Olivier Carles).




